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Communique de presse tergv

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TERGV : la CGT Cheminots du Nord – Pas-de-Calais demande des réponses sur l’avenir du service après 2030
La CGT Cheminots du Nord – Pas-de-Calais se dit très étonnée de la réponse apportée par le Conseil régional des Hauts-de-France concernant le TERGV et les inquiétudes légitimes qui existent quant à la pérennité de ce service.
Le Conseil régional affirme qu’« il n’est pas question que ce service soit réduit ou fragilisé ». Mais sur quels éléments concrets s’appuie-t-il pour affirmer une telle chose ?
Pour la CGT, même si le morcellement de la SNCF n’est pas étranger aux désagréments subis par les usagers, le sujet n’est pas la pérennité du TERGV
aujourd’hui, mais bien son avenir après 2030.
En effet, dans le cadre de la volonté de Xavier Bertrand d’ouvrir progressivement l’ensemble du réseau TER Hauts-de-France à la concurrence, celui-ci a été découpé en quatre lots, dont un concerne spécifiquement le TERGV.
Dès lors, plusieurs questions se posent légitimement.
Y aura-t-il une ou plusieurs entreprises capables, mais surtout désireuses, de répondre à un appel d’offres portant sur l’exploitation du TERGV ? Rien ne permet aujourd’hui de l’affirmer.
Et si aucune entreprise ne répondait à cet appel d’offres, celui-ci deviendrait-il caduc ?
Dans ce cas, quelles solutions le Conseil régional a-t-il prévues pour garantir la continuité du TERGV après 2030 ?
À cette question, aucune réponse claire n’est aujourd’hui apportée.
Il faut également distinguer le service actuel de celui qui pourrait exister demain.
Aujourd’hui, le TERGV est intégré à la convention globale qui lie la Région Hauts-de-France à SNCF Voyageurs, dans le cadre de la convention TER. Il bénéficie donc d’une contractualisation et d’une organisation intégrées à une offre ferroviaire globale.
Demain, avec le choix de la mise en concurrence, le TERGV deviendrait un service à part entière, autonome et dissocié du reste de l’offre TER.
Ce choix, porté à l’époque par Xavier Bertrand et Franck Dhersin, soulève donc de nombreuses interrogations.

  • Quel sera le coût réel de cette mise en concurrence ?
  • Quelle amélioration concrète du service pour les usagers ?
    Communiqué de presse
  • Quelle pertinence économique et ferroviaire ?
  • Quelle réponse sera apportée aux besoins de déplacement des habitants des
    Hauts-de-France ?

La CGT Cheminots du Nord – Pas-de-Calais considère que ces questions méritent autre chose que des affirmations de principe.
La CGT le réaffirme : la concurrence n’est pas la solution, elle constitue au contraire un problème supplémentaire pour l’avenir du service public ferroviaire, comme on le voit se profiler avec le TERGV.
Et ce qui se joue aujourd’hui dans les Hauts-de-France n’est que la conséquence d’une transformation profonde du système ferroviaire régional, participant à son éclatement.
Il suffit pourtant de regarder l’exemple britannique.
Après plusieurs décennies de mise en concurrence du transport ferroviaire, le constat est loin d’être celui d’un modèle ayant permis de construire un service public plus efficace, moins coûteux et davantage adapté aux besoins des usagers.
Le gouvernement britannique lui-même a récemment engagé une évolution majeure de son modèle ferroviaire visant à une renationalisation au sein d’une entreprise publique intégrée.
Alors pourquoi vouloir reproduire aujourd’hui en France un système dont les limites sont pourtant largement connues ?
Pour la CGT Cheminots du Nord – Pas-de-Calais, le TERGV doit rester un outil au service des usagers et de l’aménagement du territoire, et non devenir un simple marché soumis aux intérêts et aux choix d’entreprises privées.
L’avenir du TERGV après 2030 mérite des garanties, des engagements et surtout des réponses précises.
La Région doit maintenant expliquer concrètement comment elle entend garantir la pérennité du TERGV, quel que soit le résultat de l’appel d’offres.
Les cheminots et les usagers ont le droit de savoir.