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Nos salaires baissent, nos repos sautent, nos vies explosent :le 10 juin, tous en grève !

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https://www.cheminots-cgt-nord-pas-de-calais.fr/wp-content/uploads/2026/05/Tract-CTSTraction-Greve10Juin-V2.pdf

Depuis des mois, la direction du Groupe SNCF tente de faire passer une idée simple : pour répondre à la concurrence, il faudrait que les cheminots travaillent plus, avec moins de garanties, moins de visibilité et moins de protections collectives.

De plus, la direction annonce que ces « paramètres activables » pourraient varier d’une filiale à l’autre. Pour la CGT, l’objectif est clair : adapter les droits sociaux aux besoins économiques de chaque structure afin de dégager toujours plus de productivité sur le dos des ADC, de leurs repos, de leur santé et de leur vie personnelle. Cette logique ouvre la voie à un dumping social interne, en mettant les agents en
concurrence selon leur filiale ou leur activité. Derrière cette prétendue souplesse, c’est bien l’unité du corps cheminot qui est visée : diviser les salariés, fragiliser les garanties collectives et généraliser demain les reculs testés aujourd’hui dans certaines filiales.

LA QVT NE SE DÉCRÈTE PAS : ELLE SE RESPECTE !

La direction TER HDF parle de QVT dans ses réunions et ses supports, mais sur le terrain les ADC vivent une tout autre réalité : NR à répétition, PS et FS qui changent, roulements de moins en moins lisibles, repos fragilisés et tensions permanentes avec la commande, notamment pour les ADC du banal. À force de demander aux agents d’être toujours plus disponibles, flexibles et adaptables, c’est leur vie personnelle qui est méprisée. Cette désorganisation pèse aussi sur les GM, placés en première ligne face aux ADC et contraints de gérer les tensions provoquées par des décisions qu’ils ne maîtrisent pas toujours. La QVT, ce n’est pas un PowerPoint ni une réunion où la direction explique que tout va bien : c’est pouvoir connaître son travail à l’avance, organiser sa vie familiale, respecter ses repos et travailler sans pression permanente. Quand les journées sont modifiées sans cesse et que les agents doivent se battre pour faire respecter leur
roulement, ce n’est pas de la qualité de vie au travail : c’est de la désorganisation organisée.

Les prix augmentent, les factures explosent, les loyers, les crédits, les carburants, l’alimentation, l’énergie
pèsent de plus en plus lourd dans les foyers. Pendant ce temps, les cheminots voient leur pouvoir d’achat
reculer année après année.
La direction ne peut pas continuer à demander toujours plus de productivité, toujours plus de flexibilité,
toujours plus d’efforts, tout en refusant de reconnaître le travail réel des cheminots.
Au TER HDF, les ADC assurent chaque jour la production dans des conditions de plus en plus contraintes :
suppressions de postes, tensions sur les effectifs, modifications de roulements, adaptation permanente aux
travaux, aux aléas, aux carences d’organisation et aux injonctions contradictoires.

Depuis janvier 2026, l’inflation est repartie fortement à la hausse. Pendant que les prix augmentent, les salaires des cheminots, eux, restent insuffisamment revalorisés.

Depuis janvier 2026, 12 suicides d’agents ont été recensés : un triste record qui doit alerter toute l’entreprise. Derrière ces drames, il y a une réalité que la direction refuse trop souvent de regarder en face : les restructurations permanentes, les suppressions de postes, les polyvalences imposées, les déqualifications et la désorganisation du travail détruisent les collectifs, isolent les agents et aggravent l’épuisement professionnel.
La souffrance au travail ne peut pas être traitée par des discours de façade ou des plans de communication. La direction doit arrêter immédiatement cette politique destructrice, entendre les alertes du terrain et mettre en,place de véritables moyens de prévention en santé, sécurité et conditions de travail, avec des effectifs suffisants, des organisations stables et le respect des métiers.

Des augmentations générales de salaire immédiates, de haut niveau, intégrées au traitement et prises en compte pour la retraite.
Le maintien intégral de l’accord temps de travail et de toutes les garanties collectives pour les cheminots du Groupe Public comme des filiales.
L’arrêt des modifications incessantes de JS, qui détruisent la vie personnelle des agents et aggravent la fatigue.
Une véritable prise en compte de la QVT des ADC du TER HDF, en particulier sur les problématiques de commande du banal, de NR, de roulements instables et de respect de la vie pro/perso.
Des effectifs supplémentaires pour arrêter de compenser les manques d’organisation par la flexibilité forcée